...P r é s e n t a t i o n..._&_...C h a p i t r e _ u n...

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Première Fic que je publie sur un blog.
Fic sur ce qui se passait dans ma tête.
Donc relativement personnelle. Mais j'
Assume entièrement tout ce que j'y dis ...



_________________Bonne lecture



Donnez moi vos avis ...__________



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_ Chapitre un _

22h. Encore en retard. Deuxième fois de la journée. Mon esprit vagabonde. Le bâtiment est encore ouvert, ce ne sera peut être pas une si mauvaise journée que ça après tout. Déjà six messages sur mon répondeur, au plus les messages défilent, au plus sa voix est crispée. Peut être était ce la peur. La peur que je ne vienne pas ? L'espoir fait vivre, ou en l'occurrence survivre. Dernier message. « Dans un quart d'heure si t'es toujours pas arrivé je m'en vais ! Puis rappelle moi merde j'ai l'impression de laisser des messages dans le vide. » Sa voiture est toujours là. J'avance, doucement. Je le vois, il sort mais il n'est pas seul. Aurait il trouvait meilleure compagnie que la mienne ? Ce n'est pas bien compliqué après tout. Je prends garde qu'aucune voiture ne roule. Je suis au milieu de la rue et me dirige vers ce qu'il appelle la ''bibliothèque''. Une voiture noire s'arrête à côté de moi. Un homme ouvre sa fenêtre. Il doit certainement chercher sa route. Sa voix est posée et calme. Il me dit que je dois aller avec lui, monter dans sa voiture, mais je ne vois pas pourquoi. Un autre homme est derrière moi, je ne sens pas sa présence. Il m'appelle, me hurle de partir : il est trop tard. Je me retourne et sens un objet me frapper au crâne. Je pers peu à peu connaissance et je le vois courir vers moi. Il n'est pas arrivé assez vite, mais a tout de même essayé de me sauver, tient-il tout de même à moi après tout ce qui s'est passé ? A-t-il enfin pardonné nos erreurs ?
Je me réveil lentement. Je crois être devenu aveugle ou du moins c'est ce que j'aimerai être pour ne pas voir où je me trouve. Une table est près de moi, ensanglantée. M'a-t-on enlevé pour que je meure ? Ce pourrait il que j'encombre tant ce monde que ça, ou est-ce simplement une personne qui voudrait me faire payer mon erreur, avec lui ? Des voix parviennent à mes oreilles. Des voix familières mais que je ne parviens pas à reconnaître. Les souvenirs m'envahissent et tout me revient en mémoire comme un boumerang que l'on aurait jeté tellement forte que le choc n'en est que plus violent. Une douce musique se fait entendre, certainement un carillon. Ce simple bruit m'apaise, me réconforte et je sens des souvenirs revenir en moi, des souvenirs de cette journée où j'ai tout gâche. Où je n'ai pas pu la sauver. Je l'ai tué même si je ne tenais pas l'arme. Ses cris me font hurler et un homme se présente alors devant moi. Un homme ou une femme, mes yeux ont du mal à s'habituer à la lumière d'un seul coup. Il s'approche et je sais à présent que c'est un homme, je reconnais sa voix mais son nom ne me revient pas. C'est une des voix que j'ai entendues tout à l'heure.
« Pourquoi vous m'avez emmené ici ?
- Nous viendrons à ses légers détails plus tard monsieur Kaulitz, nous devons d'abord vous préparer.
- Me préparer pour quoi faire ? Vous aller me tuer c'est ça ?
- Non voyons, ne soyez pas stupide. Je vous expliquerez quand nous y seront, Jules va vous dire ce qu'il va falloir que vous fassiez pour l'instant. Jules ?
- Oui monsieur, je m'en occupe ... »
Et ce fameux Jules vint me lever et me détacher les mains. Ils ne veulent peut être pas me tuer, mais en tout cas il me semble bien que je viens d'être enlevé et qu'il ne s'agit certainement pas de fans complètement fous. Et cette table ? Pourquoi une table ensanglantée si ce n'est pas pour me charcuter dessus ? Ils ne vont peut être pas me tuer mais ils ne me veulent pas du bien ça c'est pratiquement sûr. Mes poignés me font un mal horrible. La porte est près de moi, mais je ne m'échapperais pas. Ils vont sûrement demander une rançon et je veux que ce soit lui qui la verse. Je veux qu'il me prouve qu'il tient encore à moi. Et s'il ne le fait pas, alors je mourrais sans aucun regret. Je pourrais me dire que je l'aurais aimé à mort. Qu'elle ironie n'est ce pas ?
Me voilà fin prêt pour me dernier voyage. Je suis vêtu comme les fantômes dans les films, ou plutôt comme les patients d'hôpitaux. Jules me demande de m'allonger sur la fameuse table à ma droite, je m'y dirige. La porte est toujours ouverte mais je ne lutterais pas. Je paierais pour mes fautes, surtout pour cette faute. Une dernière pensé vers l'amour de toute ma petite vie et je me sens prêt à mourir. L'homme revient et son nom aussi. Heinrich Rausch, j'ai vu un documentaire sur lui il y a deux semaines. La bibliothèque ne lui suffisait il en plus fallu que je regarde ARTE. Il était chirurgien il y a environ huit ans et s'est retiré de la profession, après je ne connais plus son histoire il me semble m'être endormi, si j'avais su je serais resté éveillé !
« Bill c'est bien ça ?
- Oui, vous devais être ... laissé moi me souvenir, Heinrich Rausch, c'est bien ça ?
- Exactement. Je vois que vous avez regardé le documentaire diffusé à la télévision.
- En effet, et vous que vous écoutez les bons disques ... Vous allez enfin accoucher et me dire pourquoi je suis ici ?
- Pour une nouvelle vie.
- Une nouvelle vie où ? Au paradis ? Laissé moi rire je n'irais pas de toute manière !
- Je le sais
- Ah d'accord donc vous voulez m'envoyer en enfer ... fallait le dire plus tôt !
- Non je vous offre l'opportunité de tout recommencer à zéro !
- Tout quoi ?
- Toute votre vie. Vous inventez celle que vous voulez et créé le visage de vos rêve »
Et là la pire chose que je pouvais imaginer se produisit. La personne comptant le plus à mes yeux était dans cette pièce. Nos regards se rencontrèrent et ne se lâchèrent plus. Il me dit qu'il fallait que j'accepté. Quelqu'un avait découvert que je savais qui l'avais tué, que j'étais en danger mais que nous ferions ce voyage ensemble.
« Et le groupe Tom t'y penses pas ? »
Le groupe serait fini. Nous seront déclarés morts tous les deux. Suicide consentant et notre liaison serait mise au grand jour pour que cette information soit valide. Gustav et Georg ne devaient évidemment pas être au courant. Nouvelle vie, et si je ne le voulais pas ?
« J'aime ma vie Tom, tu peux pas me l'enlever !
- Mais moi aussi je l'aime tu crois quoi ? Mais on y peut rien, maintenant on assume un point c'est tout ! »
Assumer, a-t-il seulement une vague connaissance de la signification de ce mot ? Voir une de ses amies les plus chère mourir devant soit et vivre avec, ça c'est assumer. Mais suivre son frère et vivre ses erreurs avec lui, j'avoue que c'est assumer aussi, d'une manière différente, mais c'est assumer.
« D'accord. Qu'est ce qu'on va faire ? »
Et il m'expliqua toute la ''procédure'', tout ce qu'on devrait éviter de dire en présence de certaine personne et les personnes qu'on ne devrait plus jamais voir. J'ai refusé, mais hélas je n'avais pas vraiment le choix.

Shira _


[( 3o commentaires avant la suite ^^ )]
# Posté le jeudi 24 avril 2008 11:27
Modifié le jeudi 24 avril 2008 12:00

...C h a p i t r e _ d e u x...

...C h a p i t r e _ d e u x...

_ Chapitre deux _

Mal de crâne horrible. Aurait ce était un rêve ou bien la réalité ? Tout me parait si flou dans mon esprit. Cette pièce dont je voyais le moindre détail il y a quelques instants et que je ne parviens pas à me remémorer maintenant. Je ne suis pas dans une pièce avec Tom qui m'attend à côté. Et ce Jules n'existe certainement pas. Je suis tout simplement dans une vieille ruelle, au beau milieu de détritus en décomposition. Très appétissant n'est ce pas ? Un manque intérieur me dévore, comme un mal inconnu qui s'abattrait sur un homme faible. Faible, ou devrais je dire soumis. Soumis à un mal destructeur, que l'on prend au début pour s'évader et qui devient une nécessité vitale. Ce liquide blanc que l'on voit coulait de la seringue à la veine. Ce sentiment de puissance extrême. Le bonheur d'avoir durant quelques temps une autre vie, une vie plus gaie. Et puis ce retour à la réalité qui est chaque fois de plus en plus dure à vivre et que l'on compense par une dose un peu plus forte. Je me suis enfui il y a des deux semaines de chez moi. J'ai laissé tomber mon frère jumeau, la seule personne qui ne m'ait jamais réellement compris et la seule qui ait essayé de m'aider. Après la mort de Gustav, le batteur de notre ancien groupe, et après le suicide de Georg, le bassiste, qui n'avait pas supporté la mort de son ami, j'ai sombré dans la drogue. La première fois que j'avais eu une substance telle dans mon corps ce fut à me insu. Du LSD, il a environ six mois. Trois semaines exactement après la mort de Georg. Je me suis certes fait violé, mais cette évasion de quelques temps est indescriptible, totalement euphorique, qu'elle a effacé le mal causé. Tom n'a jamais était au courant de cet accident. Il n'aurait pas supporté que l'on touche à son frère. Lui qui a toujours était si protecteur à mon égard.
J'ai voulu retrouver cette sensation, alors j'ai commencé par prendre des drogues douces mais qui ne m'ont satisfaites que très peu de temps. J'en voulais toujours plus. Et j'ai découvert le speed, un mélange de cocaïne et d'héroïne. Je me souviens encore du regard de mon frère lorsqu'il m'a surpris m'injectant ce produit dans les veines. Je n'avais pratiquement rien absorbé et l'effet fut quasiment nul. Je sais que cette nuit je l'ai déçu. Mais il ne m'a pas abandonné. Il a voulu m'aider, moi il n'y avait que cette merde qui me faisait du bien.
« Bill, faut que t'arrêtes tes conneries maintenant !
- Non, j'ai plus rien y a que ça qui me fait que le matin j'ai la force de me lever, tu peux pas me demander ça, tu peux pas ...
- Non, tu m'as moi aussi. Ça représente rien pour toi ?
- Mais j'ai que toi. Et je peux p... laisse tombé. Je vais prendre l'air je reviens.
- Bill, tu sais que je t'aime, hein, tu le sais ?
- Bien sûr que je le sais. Je t'aime aussi Tom ... Je veux pas que tu l'oublies
- J'oublierai jamais, je te le promets »
Et ce fut la dernière fois qu'on l'on s'est adressés la parole, et les derniers mots que l'on s'est échangés ont été des mots d'amour, cette pensée me fait me sentir moins triste. Son visage revient toutes les nuits depuis mon départ. Je repense à tout ce qui c'est passé ces derniers temps. Gus', Georg, cette amie que j'ai tué par mon manque de courage et cette merde entrée dans ma vie à mon insu. Une dépendance vitale et un manque mortel. Je n'arrive même plus à réfléchir correctement, je pense à trop de chose à la fois. Il me faut ma dose. J'arriverai pas à m'en sortir sinon. Pour ça j'ai trouvé une solution, la solution. La prostitution. Je préfère faire le gigolo plutôt que de retourner chez moi auprès de mon frère et d'entrer en cure de désintoxication pour me guérir.
J'ai tout de suite remarqué un client qui vient tous les soirs depuis que j'ai commencé. On va chez lui parce qu'il n'habite pas très loin. Il s'appelle Sam, a 36 ans et vit presque à côté de mon ancienne école maternelle. Il ne se comporte pas comme les autres clients avec moi. Il est doux, attentionné et nous n'avons fait l'amour qu'une seule fois. Il me traite avec respect, ne me parle pas comme un chien. Un jour il a vu les marques sur mes poignés. Marques de mes seize ans. Marques de cette nuit avec lui. Marques de notre faiblesse commune. Je ne suis pas entré dans les détails et je lui ai dis que je m'étais fait ça il y avait quelques temps à cause du mal. Il m'a cru et je dois dire que je me suis senti soulagé.
Nous avons continués à nous fréquenter régulièrement, tous les soirs en réalité. Mais ce jour là il est venu une après midi. Il m'a dis qu'il voulait qu'on aille se promener dans le par cet moi j'ai dis oui. Mais la voiture ne prenait pas la direction du parc. Les portières étaient verrouillées et j'ai compris ce qu'il faisait. Il était en train de m'enlever et j'avais était consentant.
Nous venions d'arriver à notre nouveau « chez nous », comme il le disait si bien, il me demanda de décharger sa voiture. J'ai pensé sur le coup que puisqu'il n'y avait que ses affaires ce serait vite fait. Mais il y avait cinq énormes valises remplies certainement de béton vu leur poids. Il me fallu une demi heure pour les tracter de la voiture à la maison et le temps ne parut pas convenir à Monsieur sa seigneurie. Il me fit avancer dans le salon – c'est vrai qu'elle était belle cette baraque – il défit la ceinture de son pantalon et j'ai pensé qu'il avait envie de moi, belle erreur ! Il me retourna brutalement et me frappa avec la sangle.
« T'apprendras petite pute que j'aime pas attendre ! Va préparer mon dîne, je crève la dalle !
- Mais ...
- Ta gueule ! »
Comment résister à un homme si charmant ? Le temps de trouver où était la cuisine et de chercher les ustensiles qu'il fallait et une heure c'était déjà écoulée. Sa seigneurie guettait du canapé les moindres de mes gestes. Il voulait une bière, alors je lui apportai. Le dîner était enfin près, j'étais plutôt fier de moi étant donné les circonstances ...
Ce repas fut encore plus long que les repas de famille de mon enfance. Mais qu'est ce qui m'a pris de partir de chez moi !? Nous étions si biens ensembles ... lui et moi. J'ai tout gâché, encore une fois.
Après le repas, et après que nous ayons débarrassé, enfin que J'AI débarrassé, il m'a montré ma « chambre ». Je pense que nous n'avons pas du être élevé de la même manière et que nos parents n'ont pas vraiment eu la même conception du mot « chambre ». Il y avait pour seul mobilier un lit deux places, une table de nuit et un genre de commode ou je ne sais quoi. Il n'y avait pas de fenêtre. Que ce petit séjour en enfer aller être gai ! Je testai le lit, il était plus que confortable. J'ouvris l'armoire et je vis des vêtements. Des tonnes de vêtements. Exactement le genre de fringues que je porte tous les jours.
Il fit éruption dans mes « appartements » et m'ordonna de le rejoindre dans sa chambre.
« Aller petite pute, au boulot, j'ai envie de tirer un coup. »
Il aurait dit « Salut Bill j'ai envie de chier » le ton aurait était le même. J'exécutai donc les ordres de cette ordure. Après tout je n'avais guère le choix. Contrairement à la mienne, sa chambre était très lumineuse. Il possédait un ordinateur et une idée me vint à l'esprit. Il y avait une armoire et un lit sculptés dans du bois apparemment de très bonne qualité.
Je me déshabillai sous ses yeux mais ce n'était pas comme d'habitude. La tendresse était partie et je n'avais pas vraiment compris pourquoi.
« Je veux pas baiser avec toi comme deux chiens le font dans une vieille ruelle toute délabrée (Merci Shushi =D). Si je t'ai suivis Sam c'est parce que je m'étais attaché à toi et que j'étais en train de tomber amoureux de toi. Tu étais tendre avec moi, pourquoi t'es comme ça maintenant ...
- Je sais ... je suis désolé, viens là ... »
Ses mains frôlèrent mon torse et des frissons me parcoururent. Elles descendirent le long de mes hanches, l'une d'elles se posa sur mes fesses tandis que l'autre remontait dans mes cheveux. La tendresse et l'amour étaient revenus. Cette nuit j'avais était autorisé à dormir avec lui.
Le lendemain matin je dus préparer son repas du matin, si jamais on pouvait éviter les coup de la veille ... ça arrangerait bien mes fesses. Sam prit son petit déjeuné devant la télévision pendant que je prenais le mien dans la cuisine, la tête pleine de souvenirs. Il partit travailler et me dis qu'il ne rentrerai que sûrement tard dans la soirée.
« Que tout soit impec petite pute ! Tout ! »
Pour le moment le ménage était le dernier de mes soucis. J'étais prisonnier. Et la personne qui comptait le plus dans ma vie est loin de moi. Je l'ai abandonné alors qu'il avait tenté de m'aider. L'idée de la veille au soir me revint en mémoire : L'ordinateur était peut être doté d'une connexion Internet. Direction la chambre de mon ravisseur. Je m'installai devant la bête et l'allumai.
« Mot de passe ?
- Merde putain fait chier !
- Mot de passe incorrecte »
Je l'éteignis donc. Il fallait que tout soit propre avant l'arrivée du chef. Tout y passa.
« C'est moi Bill »
Bill ? J'avais bien entendu ? Serait il bourré ?
« Bonsoir mon c½ur. Tu as bien travaillé ?
- Oui. J'espère que tu as fait ta part de travail.
- Bien sûr que oui. Tu peux tout vérifier...
- C'est ce que je vais faire ne t'en fais pas »
Et bien on voit que la confiance règne. Attention trop de confiance tue la confiance. Toutes les pièces y passèrent, des toilettes au salon en passant part les boutons de portes et sa propre chambre. Tout était parfait, j'étais fier de moi. Et puis il décida de se rendre dans MA chambre pour voir un pu comment elle était tenue.
« Tu appelles ça du travail bien fait ? Tu te fou de ma putain de gueule ou quoi ! Pour t'apprendre un petit tour de deux jours dans la cave ça te remettra les idées en places. »
Et merde. Et bien vas y pour deux jours de cave. Tant que je ne vois pas ta gueule de merde, enfoiré, tout va bien. Ouille, maman serait déçue de voir comment je pense quand je suis énervé. Mais bon elle serait aussi déçue de voir que je préfère les garçons aux filles. Elle serait déçue de voir que j'ai sombré dans l'alcool pour oublier l'amour. Elle serait déçue de tant de chose.
# Posté le samedi 26 avril 2008 09:18
Modifié le jeudi 01 mai 2008 07:50

...C h a p i t r e _ t r o i s...

...C h a p i t r e _ t r o i s...


Je me retrouve seul dans mon trou. Seul dans ma vie. Et seul dans ma tête. Seul comme je ne l'ai jamais été. Je viens de me tailler le bras avec un bout de verre en espérant que la Mort veuille de moi, mais apparemment même elle me rejette. Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire sans vie et sans mort. Attendre, attendre que l'une des deux veuille bien m'accueillir, me recueillir. J'ai un manque à l'intérieur de moi et je ne sais même plus si c'est Tom ou l'héro qui me manque le plus. J'ai tellement honte de dire ça. Mais c'est la vérité. On avait passé tellement de bon moment ensemble lui et moi. Cette nuit d'hiver avait était si tendre que j'en avais oublié qu'il s'agissait de mon frère. Pas de sexe, que des sentiments. Pour nous aider à surmonter cette épreuve. Les gens peuvent bien croire ce qu'ils veulent mais nous on sait vraiment ce qu'on avait ressentit. Des sentiments, plus forts et plus sincères que jamais. Cette nuit là je suis tombé amoureux de mon double. Ce peut paraître narcissique de dire ça, mais il est la personne que j'ai toujours recherchée et que je n'ai jamais trouvée. L'amour ne se commande pas. On n'est pas nés comme il le fallait, un point c'est tout.
La pensée de cette nuit en sa compagnie m'achève de douleur. Je vois tout ce que j'ai perdu en partant. Je ne mérite pas de vivre. Je saisis un bout de verre et me mets à la lumière pour guider mes gestes. Gestes que j'ai tant de fois fait que je ne devrais même plus à avoir à regarder encore. Mais je me sens comme absorbé dans les gouttes de sang qui coulent. C'est si beau une goutte de sang vous ne trouvez pas ? La première fois que j'ai fait ça c'était parce qu'on m'avait dit que ça soulageait. Qu'on s'évadait avec ce geste. Et c'est vrai. J'ai étais fasciné par ces perle sortant si délicatement et si sensuellement de mon avant-bras. Mon esprit est parti ailleurs, tellement loin. C'était tellement bon que lorsque je suis revenu le choc a était encore plus dur. Alors on recommence, plus fort cette fois-ci, en espérant partir encore plus loin. Et on joue avec cette lame de rasoir, on joue avec notre vie. Mais ce n'est pas un jeu. C'est la réalité et plus on part loin plus on a du mal à revenir. A chaque fois je m'en voulais mais je continuais quand même, parce que ça soulageait, ça apaisait. Même si ce n'était que dans ma tête, même si ce n'était pas vrai. Ca marchait et dans ces moment de souffrances et de solitude, on peut prendre tout ce qui nous est à porter de mains pour partir quelques instants loin de notre vie.
Ils n'auraient pas du prendre le volant ce jour là, mais ils l'ont quand même fait. Ils sont partis et moi je venais de me disputer avec mon père. Je lui ai hurlé toute ma haine, alors qu'elle n'était pas contre lui. Et il est parti en pensant que je le détestais. Et je culpabilise encore en me disant qu'il est mort avec cette vison de mes sentiments pour lui. Ou alors il savait que je l'aimais malgré tout. Je ne le saurais peut être jamais. Après ça je me suis réfugié dans la chanson et tout aller bien quand j'avais un micro devant les lèvres. Sauf que mes deux amis sont morts et que maintenant rien ne va plus. J'admire mon frère qui réussit à garder la tête haute alors que je n'arrive même pas à relever le menton.
Je ne sais pas depuis combien de temps je suis enfermé dans cet endroit. Mais je ne peux pas vraiment dire que je m'y sente chez moi. Je sais que quelqu'un marche au dessus de ma tête depuis que j'y suis. Sam sûrement à moins que je ne sois sous les voisins, ce qui m'étonnerai beaucoup. La trappe s'ouvre et je vois un homme descendre. C'est Sam bien sûr, et mon c½ur se mets à battre de plus en plus vite. Je ne vois pas ce qu'il tient dans sa main droite, en tout cas dans sa main gauche il y a un plateau avec de la nourriture et de l'eau. Mon dieu de l'eau !
« Bonjour Bill »
J'ai bien entendu Bill ? Je ne suis pas sourd, dîtes moi que je ne suis ni sourd ni fou. Ses yeux sont brillants et je vois du regret dans son regard. Regrette-t-il ? Je n'en sais rien mais quelque chose, mon intuition, me dit que je ne vais pas tarder à le savoir.
« Je ... Salut Sam
- Je suis désolé, je sais pas pourquoi je t'ai laissé ici, mais j'étais en colère contre toi. J'ai horreur quand les choses ne sont pas à leur place. Et quand j'ai vu cette chambre ... je m'excuse, sincèrement »
Hou, jour à marqué d'une croix dans le calendrier ! Il s'excuse, il est désolé, il regrette. Je me demande si il boit. Non parce que si c'est le cas à la rigueur ça pourrait expliquer son comportement. J'ai dis expliquer, pas concevoir et encore moins pardonner. Mais bon la nature est humaine et moi je suis trop bon. Trop bon trop con pas vrai ?
« Je t'en veux pas. Enfin si un peu mais ... ça ne fait rien. Je vais pouvoir sortir ?
- Bien sûr. Je t'avais apporté un plateau au cas où tu ne veuilles plus remonter.
- Tu plaisantes ! La lumière du jour me manque trop ! »
On est remonté. On a parlé, de tout de rien. De choses et d'autres. Puis sont regard est tombé sur mes avant-bras, il a vu les cicatrices et s'est mit à genoux devant moi. Il m'a demandé pourquoi ? Et rien que ce mot m'a donné l'envie de le plaquer contre un mur et de me défouler sur lui. Evacuer toute la haine que je n'avais pas pu mettre dans cette lame. Mais je n'en ai rien fait. J'ai juste baissé la tête et j'ai commencé à pleurer. Pleurer comme un gamin que l'on vient de prendre en train de voler quelque chose et à qui on donne une fessé pour le corriger.
« Pourquoi ?
- Parce que j'avais mal à l'intérieur Sam, j'avais mal et j'arriver pas à évacuer toute cette peine. C'est le seul moyen que je connaisse pour le faire à ma place.
- Tu es fou ma parole ! Si tu veux crever tu le dis je peux te rendre service !
- Mais c'est toi qui es taré ! Va te faire soigner. Sam je sais pas si ta mère te l'a déjà dit, mais on enlève pas les gens, on les enferme pas dans la cave de sa maison, on les traite pas de pute et on leur demande pas pourquoi ils ont essayé de se suicider après tout ça !
- Mais comment tu me parles toi là ?
- Quoi comment je te parle ? Je suis pas un gamin a qui tu dis pas bouger et qui t'écoute !
- C'est ce qu'on va voir »
Après ça je ne me souviens pas de grand chose. Juste d'une chaise qui vient heurter le coin de ma tête. Un mal de tête au réveil. Le même que lorsque je me suis réveillé dans la ruelle. J'ai prié, même si je ne suis pas croyant, pour que je sois encore dans cette petite ruelle de toxicomane. Malheureusement cette fois ci l'histoire avait suivit son cours, ce n'avait pas était un rêve. J'avais était enlevé et détenu dans une maison avec un homme que je pensais honnête avec moi. Pas de lumière, juste un petit trait sur le sol et un bout de verre brillant à l'intérieur. Un appel. Un signe. Je l'écoute et le suis. Je m'agenouille et le supplie de me laisser sortir. De me laisser partir. Aucune réponse, même pas le bruit des pas que j'entendais avant. Je saisis le bout de verre dans ma main. Cette fois je ne le plante pas. Je savoure chaque goutte tombant de mon bras.
Deuxième entaille, plus profonde que la première. Je vais mourir, je le sais et je l'accepte. Je sens un vide agréable m'envahir. La même sensation que lorsqu'on se sent partir dans les vapes. Je me couche dans un coin et arrête de crier puisque personne ne viendra.
J'ai gardé le bout de verre dans ma main et je me sens me vider. J'avais toujours prévu de mourir écrasé par un chauffard qui n'aurai jamais eu son permis de conduire. A cette pensé, je me dis que moi non plus je ne l'aurais jamais. Et je songe alors à tout ce que je ne pourrais jamais faire. A toutes les personnes que je ne pourrais plus jamais voir : Tom. Et je pense aussi à papa à qui je vais enfin pouvoir dire que je l'aime et que tout ce que je lui avais dit était faux.
Et je l'ai vu apparaître devant moi, pleurant à chaudes larmes. Sam m'avait pris dans ses bras en me disant que l'ambulance arrivait, que je devais tenir le coup. Je ne sais pas quoi penser de cet homme. En effet les ambulanciers sont arrivés, avec des pompiers. Ils m'ont trouvé dans la cave et ont cherché à savoir pourquoi j'étais là. Sam a répondu qu'il ne savait pas. Salop ! J'ai voulu leur dire que ce n'était pas vrai, qu'il savait, mais je n'ai pas pu parce qu'à ce moment là j'ai perdu connaissance.
# Posté le jeudi 01 mai 2008 07:55
Modifié le jeudi 01 mai 2008 08:07

...C h a p i t r e _ q u a t r e ...

...C h a p i t r e _ q u a t r e ...


Mon séjour à l'hôpital a était bien court. Beaucoup trop court. Je suis de retour dans cette maison qui m'horripile mais que je suis malencontreusement obligé de supporter. Je suis dans un état de léthargie totale. Rien ne m'atteint plus, plus rien ne me fait envie. Me couper ne m'apporte plus aucune satisfaction intérieur, ça ne comble plus aucun manque et pourtant je me sens comme obliger de le faire encore et toujours, d'être encore et toujours absorbé par ces larmes qui coulent de mon corps, d'être encore et toujours obligé de mourir chaque soir pour revivre quand le jour se lève. Je suis interdit de cave, mais peu m'importe où j'ai le droit d'aller. Je reste dans ma chambre, prostré, et je sors de mon sommeil le soir venu, comme un vampire, pour faire couler le sang, mon propre sang.
Quand on reste des jours et des jours figés dans une chambre, sans la moindre occupation, la seule échappatoire qu'il nous reste ce sont nos souvenirs. Ça faisait déjà quelques temps que nos parents étaient morts, nous on avait pu rester à la maison et nos parrains passaient nous voir une fois par jour environ pour vérifier si on s'en sortait. On peut reprocher tout ce qu'on veut à nos parents mais au moins ils ont réussi à nous rendre indépendants. Mais un soir l'angoisse a était beaucoup trop forte pour moi, pour lui, pour lui. On avait besoin de tendresse, de tellement de tendresse ... il s'est approché de moi et m'a prit dans ses bras. Je crois que je sens encore son odeur et son souffle dans mon cou. On était si bien l'un dans les bras de l'autre.

FLASH BACK

« Tu te rends compte de ce qu'on s'apprête à faire Bill ?
- Oui, mais j'assume entièrement ... Je t'aime tu sais
- Viens dans mes bras ... »

FIN FLASH BACK

Et là on s'est allongé sur le lit l'un et l'autre, toujours enlacés. J'ai senti ses mains passées sous mon T-shirt et ses lèvres se posées sur ma peau. Nos vêtements volèrent à travers la pièce. C'était bon, tellement bon. Ne vous imaginez rien, il n'y a rien eu de sexuel, parce qu'on en avait pas besoin, juste de la tendresse, encore et toujours ... Mais pourquoi suis-je parti ? J'ai tout gâché, j'ai gâché ma vie en m'en allant loin de lui, loin de ce qu'on avait construit, loin de nous ...
Sam est devant moi à me secouer mais je ne sais pas pourquoi. Je sens mes joues chaudes et humides et c'est à ce moment là que je me rends compte que je suis en train de pleurer.
« Bill, revient, arrête de crier, je suis là ... Bill, chut, je suis là, arrête, Bill ! »
Mais non je n'arrête pas. Je ne peux pas, j'ai gardé tout ça trop longtemps en moi pour que je m'arrête maintenant. C'est alors que j'ai senti un énorme choc sur ma joue. J'ai compris que c'était Sam qui venait de me gifler. Comme par enchantement, et mes cris et mes pleures ont cessés d'être et je me suis réfugié dans ses bras. Je tremblais de tout mon être, j'avais froid, j'avais chaud, j'avais l'estomac noué et en même temps il y avait en moi une envie de vomir immense.
Depuis deux jours que ces souvenirs ont surgis dans mon esprit, je ne fais qu'y penser. Ce n'est même plus un état de prostration mais bel et bien un état de déprime intérieur. Intérieur parce que je ne laisse rien paraître, que je me force à sourire à longueur de journée et que je fais tout pour être le plus agréable possible alors que je n'ai qu'un envie c'est de tout envoyer valser et de partir loin, seul. Retrouver uniquement Tom, lui dire que je l'aime, que je n'aime que lui, et qu'on parte ensemble, loin de tout ça, de toute cette vie, de tout ce monde qui nous empêche de nous aimer comme on le veut. Sam est un véritable amour avec moi, aux petits soins à tout moment. Plus un cri, plus une menace, plus un regard noir, juste de la tendresse et de l'amour, comme s'il avait lui aussi vu ce qu'il y avait eu dans ma tête que ça l'avait rendu ... plus ... humain.
J'ai vérifié ce matin, la porte n'est même plus fermée à clef et les barreaux aux fenêtres ont disparus c'est pour ça que ce soir nous avons eu une grande discussion tous les deux que je ne dévoilerai pas.
« Tu es libre de faire ce que bon te semble maintenant, j'ai eu ce que je voulais. Tu es un gars bien Bill, ne laisse personne te dire le contraire. »
Sur ces mots je suis parti. Je suis retourné chez moi. Le trajet a était long, très long, trop long. Mon pays me manque, ma ville me manque, ma maison me manque, mon frère me manque. Enfin je suis arrivé dans cette ville où j'ai grandi, tout me paraissait si familier et en même temps si étranger ... J'ai vu ma maison, éclairé de dehors, comme si la personne à l'intérieur attendait quelqu'un. Peut être était ce moi cette personne attendait ... J'ai regardé par la fenêtre de la cuisine avant d'entrer et la scène que j'ai pu percevoir a était horrible, mon frère était en train de coucher avec une pouffiasse blonde et en mini jupe, enfin si on peu qualifier ce bout de tissu de jupe bien sûr. Mes larmes ont coulé, encore une fois, encore pour lui. Il fallais que je parte, que j'arrête de voir tout ça, mais je n'y suis pas arrivé, mon regard n'arrivait pas à s'en allait. Il posait ses mains sur son corps, la caressait avec tendresse et presque avec amour. Il l'embrassait dans le cou comme il me l'avait fait à moi, pendant cette nuit, pendant notre nuit. Et à ce moment là il a tourné la tête et m'a aperçu. Il s'est levé et a sourit. Moi je suis parti en courrant, sans explications, encore une fois lâche.
« Bill non, revient, BIIIIIIIIL »
Mais Bill n'est pas revenu, Bill avait besoin de partir. Et dire que j'avais pu penser une seconde que je lui manquais ne serait-ce qu'un peu. Mais comment ai-je pu penser ça ? J'ai pris le premier train en direction de ma première destination. En revenant chez Sam le lendemain, je me suis effondré de fatigue dans ses bras. Il ne m'a rien dit, rien demandé, il m'a juste bercé lentement en me disant qu'il était là. Il avait pris quelques jours de congés pour pouvoir rester avec moi. Mais je ne peux pas continuer à rester ici, à faire comme rien ne s'était passé, comme si rien n'était arrivé, comme si je ne l'avais jamais vu avec cette fille prendre du plaisir comme il n'en avait jamais prit. J'ai parlé à Sam de mes doutes, de toutes les questions qui s'étaient immiscées dans mon esprit et il m'a conseillé de partir, que ce serait beaucoup mieux pour tout le monde. Au début j'ai cru qu'il me chassait mais en voyant son regard j'ai su, j'ai su qu'il regrettait tout ce qu'il m'avait fait subir, j'ai su que quand il me disait « je t'aime » ces mots étaient sincères, j'ai enfin pu voir qui était Sam, qui était cet homme que j'avais suivi en ne connaissant rien de lui. Je l'ai aimé, détesté et pardonné. Chacun de notre côté allons pouvoir continuer nos vies l'un et l'autre.
« Bill ? Une dernière fois ... »
Alors je me suis lentement approché de lui, j'ai pris son visage dans mes mains et je l'ai embrassé, pour la dernière fois puis sans me retourner je suis parti, j'ai fermé la porte et un n½ud s'est formé au creux de mon estomac. Cette fois ci je réalisais bien ce qui était en train de se passer. Je m'en allais, loin, mais où ? Paris ... Pourquoi pas. Un nouveau départ pour une autre vie ...
# Posté le dimanche 01 juin 2008 04:41

.F i n.

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# Posté le dimanche 01 juin 2008 04:49